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La tempête du 26 décembre 1999
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Douze mois ont été nécessaires pour réparer les plus gros dégâts de l'ouragan Lothar qui a dévasté 13 000 hectares de forêts en Alsace le 26 décembre 1999. Tous les acteurs de la filière forêt bois alsacienne se sont regroupés afin de gérer ensemble les conséquences de cette tempête. En effet, celles-ci sont lourdes en Alsace. Les 6,5 millions de m3 de bois fort à terre représentent, selon les essences, 1 à 3 années de récolte. L'accroissement naturel permettra selon les essences de revenir au même volume sur pied au bout de 2 à 5 ans, ce qui dans la vie d'une forêt ne représente que peu de temps. Cependant les implications seront non négligeables pour la filière.
Une filière unie
Les effets économiques de la tempête sur la filière forêt bois, soient plus de 20 000 personnes en Alsace au sein le plus souvent d'entreprises de petite taille, auraient pu la déstabiliser. Mais la mobilisation et la solidarité ont permis de renforcer les programmes communs, associant ainsi tous les partenaires concernés. |
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Cette solidarité s'est manifestée dès les premières semaines de l'année 2000 avec de nombreuses réunions de concertation, des actions concrètes et la signature d'accords. |
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Ainsi après de denses négociations, des accords sur les prix des travaux forestiers ont été mis en place moins de 15 jours après la tempête entre l'ONF et le Groupement Syndical des Entreprises de Travaux Forestiers, négociations auxquelles s'est également associée la Forêt Privée d'Alsace. |
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Des accords sur le prix d'achat des bois ont abouti le 17 janvier 2000 à une mercuriale pour le sapin-épicéa, pour le pin, et pour le hêtre. Ces accords ont mobilisé l'ONF, l'AMCF et |
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le Syndicat des Scieurs et Exploitants Forestiers d'Alsace. |
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Des modalités d'achat des bois ont également été définies, début 2000. |

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La mobilisation générale de la filière forêt bois alsacienne a démontré une volonté commune de valoriser le bois issu des chablis. Cette position a permis de maîtriser les prix et d'accélérer la sortie des bois de la forêt. Chaque maillon s'est donc associé à l'effort collectif. Les entreprises de travaux forestiers ont évalué leur capacité maximale d'exploitation et mis en place une bourse afin de coordonner au mieux les travaux. En accord avec ces entreprises, un appel d'offre a été lancé auprès d'entreprises extérieures durant les 6 premiers mois qui ont succédé à la tempête de fin 1999.
De même la filière, en concertation avec les grumiers, a évalué leur capacité de transport et sollicité des entreprises extérieures durant cette même période de mise en stockage des bois. C'est la raison pour laquelle plus de 1 000 000 m3 de bois ont pu être exploités et vendus par l'ONF, et plus de 500 000 m3 stockés, ceci dès le mois de mars 2000. |

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A cette même période, plus de la moitié du bois d'oeuvre était valorisée, une performance lorsque l'on sait que le bois d'oeuvre à terre avoisinait 50% du volume des chablis. Les volumes restant ont continué à être exploités pendant toute l'année. Le risque de dégradation était limité du fait d'une mobilisation générale propice à cette exploitation en flux tendu. Ainsi, ces bois ont été utilisés très rapidement ou stockés dans les plus brefs délais pour ne laisser aucune chance aux "prédateurs" du bois. |
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